La guerre des confédérés

Publié le par omda

La guerre des confédérés
L'Espagne, l'Afrique du Sud, l'Irak et la Nouvelle Zélande d'un côté, l'Italie, le Brésil, l'Egypte et les Etats-Unis de l'autre, la Coupe des confédérations 2009 qui débute ce dimanche ne manque pas de prétendants. Les champions d'Europe et d'Amérique du Sud devraient néanmoins tirer leur épingle du jeu dans cette compétition aux allures de répétition générale à un an du Mondial. A moins que les champions du monde, justement, ne se rappellent à leurs meilleurs souvenirs.

Brésiliens et Italiens vont encore avoir l'occasion d'en découdre lors de la Coupe des confédérations. (Reuters)
Brésiliens et Italiens vont encore avoir l'occasion d'en découdre lors de la Coupe des confédérations. (Reuters)
Dans le groupe A

L'Espagne (champion d'Europe):
Flamboyante l'été dernier lors de l'Euro, l'Espagne n'a pas baissé le pied depuis son sacre viennois. Sur la route du Mondial 2010, la Furia Roja a pour l'heure remporté tous ses matches de qualification, pour un bilan de 32 rencontres consécutives sans défaite. Et compte bien enchaîner sur un triomphe en Coupe de confédérations pour asseoir son hégémonie naissante à l'échelle du monde. Certes privée d'Iniesta et de Senna en Afrique du Sud, la sélection de Vicente Del Bosque aura tout de même fière allure. Le successeur de Luis Aragones l'a voulu ainsi, lui qui entend désormais offrir la Coupe du monde aux Espagnols. Privée de titre entre 1964 et 2008, la Furia, qu'on se le dise, a une faim de loup !

L'Afrique du Sud (hôte de la compétition):
Les champions d'Afrique 1996 ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Ecartés des débats mondiaux en 2006, les Bafana Bafana se savent déjà exclus de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations et doivent en conséquence leur participation à la Coupe du monde 2010 à leur statut de pays organisateur. Véritable répétition générale de ce Mondial qu'ils accueilleront à partir du 11 juin prochain, cette Coupe des confédérations constitue donc l'occasion rêvée pour les Sud-Africains de s'étalonner face aux plus grandes nations du football. Tout en se rassurant quant à leur capacité à orchestrer un événement d'envergure internationale.

L'Irak (champion d'Asie):
L'Irak a beau avoir manqué l'opportunité de se qualifier pour le Mondial 2010, c'est en vertu de son rang de champion d'Asie que la sélection de Bora Milutinovic prendra part dans les jours qui viennent à la Coupe des confédérations. Bourreau inattendu de favoris tels que l'Australie, la République de Corée ou l'Arabie Saoudite dans sa marche continentale triomphale, l'Irak s'impose comme un réel outsider de la compétition. D'autant que la première phase, avec notamment l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande au programme, paraît à la portée de cette génération dorée qui avait également raflé le titre de champion d'Asie junior en 2000, avant de se classer quatrième des JO 2004. Et la motivation devrait être au rendez-vous puisque l'Irak n'a plus participé à un tel rendez-vous mondial depuis Mexico 1986.

La Nouvelle-Zélande (champion d'Océanie):
Depuis que l'Australie a fait ses bagages pour changer d'association, la Nouvelle-Zélande a pris le pourvoir dans la zone Océanie. Aujourd'hui en bonne position pour revenir en Afrique du Sud l'année prochaine, les All Whites s'apprêtent à disputer leur troisième Coupe des Confédérations. Avec un objectif en tête: récolter au moins un point, chose qu'ils ne sont jamais parvenus à faire dans la compétition par le passé. Emmenés par Ricki Herbert, qui se trouve également être l'entraîneur du Wellington Phoenix - équipe dont provient plus de la moitié des internationaux néo-zélandais - les Kiwis ont eu beau progresser ces dernières années, le challenge s'annonce une nouvelle fois relevé.

Dans le groupe B

L'Italie (champion du monde):
Nonobstant sa qualité de championne du monde, la Squadra Azzurra n'a jamais participé dans son histoire à la Coupe des confédérations. Sans référence en la matière avant cette aventure sud-africaine inédite, l'Italie n'en sera pas moins à suivre de près dans les deux semaines à venir. Et pour cause: depuis que Marcello Lippi, le stratège à l'origine de sacre de 2006, a repris les affaires en mains, au terme du Championnat d'Europe plutôt terne réalisé par les troupes de Roberto Donadoni, la sélection transalpine a renoué avec sa meilleure habitude: le catenaccio. Meilleure défense des qualifications pour la Coupe du monde 2010 dans la zone européenne, l'Italie se présentera toutefois avec un visage juvénile en Afrique du Sud. Lippi travaillant au renouvellement des rangs avant le Mondial.

Le Brésil (champion d'Amérique du Sud):
La dernière mise au point en date de Dunga a le mérite d'être claire: "Le Brésil joue toujours pour gagner. Même en fin de saison, les joueurs doivent entrer sur le terrain avec un mental de gagnants." Tenante du trophée, la Seleçao a déjà illustré à deux reprises ce credo en Coupe des confédérations, en 1997 et en 2005, partageant avec la France la distinction symbolique de nation la plus titrée dans la compétition. Seul pays à avoir été de toutes les phases finales de Coupe du monde, le Brésil devrait briguer un sixième sacre mondial l'été prochain en Afrique du Sud. L'occasion est donc belle pour l'actuel leader de la zone Amérique du Sud d'afficher avant l'heure ses prétentions. Avec notamment en perspective d'alléchantes retrouvailles avec une Squadra Azzurra que les partenaires de Robinho avaient dominée en février dernier.

L'Egypte (champion d'Afrique):
Double championne d'Afrique en titre, consacrée à trois reprises en Ligue des Champions ces quatre dernières années à travers le club cairote d'Al-Ahly, l'Egypte attaquera sans nul doute cette Coupe des confédérations avec l'ambition de prendre enfin ses repères à l'échelle mondiale. Grands absents africains des phases finales de la Coupe du monde depuis 1990, les Pharaons ne sont du reste pas au mieux sur la route du Mondial sud-africain 2010. Aussi auront-ils à coeur de briller dans ce rendez-vous confédéral auquel ils n'ont jusqu'alors pris part qu'une seule fois dans leur histoire. C'était en 1999, au Mexique.

Les Etats-Unis (champion d'Amérique centrale et du Nord):
Depuis leur réception de la Coupe du monde en 1994, les Etats-Unis n'ont eu de cesse de prendre leurs aises dans la hiérarchie internationale. Inoubliables quart-de-finalistes du Mondial nippo-coréen en 2002, les Américains ont deux ambitions pour cette Coupe des confédérations sud-africaine: "grandir et progresser encore", dixit le capitaine Carlos Bocanegra. En bagarre avec le Mexique pour imposer leur loi sur la zone Concacaf, les Etats-Unis ont ces dernières années pris le meilleur sur leur voisin, au point de s'imposer aujourd'hui comme un respectable challenger. Ce, même si l'adversité dans ce groupe B est de taille.
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Publié dans foot news

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