L'envol de Luis Fabiano
- Il s'est imposé comme le deuxième attaquant brésilien au côté de Robinho. Déjà auteur de trois buts lors de cette Coupe des Confédérations, Luis Fabiano sera l'une des menaces pour l'Afrique du Sud en demi-finale de la compétition. Une juste récompense pour l'ancien Rennais qui, très performant avec le FC Séville, éclot enfin avec la Seleçao à 29 ans.
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Luis Fabiano a décollé sous les ordres de Dunga et ne compte pas atterrir. (Reuters) - Les supporteurs du Stade Rennais ne doivent pas se souvenir du même homme. Ils pourraient même être en droit de se demander si ce n'est pas un autre joueur qui se cache derrière ce patronyme. Non. Luis Fabiano, le pendant de Robinho à la pointe de l'attaque du Brésil lors de la Coupe des Confédérations, est bien cet attaquant freluquet de 20 ans qui n'aura joué qu'une dizaine de matches pour Rennes sans marquer le moindre but en l'espace d'un an et demi avant de refaire sa valise direction Sao Paulo. Un joueur qui compte depuis le début de la compétition en Afrique du Sud trois buts à son compteur, soit autant que Fernando Torres et David Villa, les fines gâchettes de l'Espagne.
- La mutation est saisissante entre le Luis Fabiano qui aura traîné sa peine en Ille-et-Vilaine et le Luis Fabiano qui s'éclate aujourd'hui avec la Seleçao. Mais elle ne date pas d'hier. Après un retour au pays qui lui aura permis de retrouver le chemin des filets malgré quelques frasques sur et en dehors des terrains, l'enfant de Campinas a finalement gagné son pari: celui de réussir en Europe. Non pas au FC Porto où il n'aura fait qu'un bref passage, mais au FC Séville où il s'est enfin posé il y a quatre ans. Deux années d'adaptation puis une saison pleine en 2007-2008 (24 buts en Liga et 7 en Ligue des Champions) l'auront installé parmi les attaquants du Vieux Continent qui comptent. Au point de pouvoir se permettre aujourd'hui de faire du pied à l'AC Milan. "Ce serait merveilleux de jouer dans une équipe comme le Milan. Le football italien est toujours séduisant", confiait-il cette semaine au micro de la chaîne transalpine Sky Sports 24.
- Un parcours chaotique
- Ce parcours chaotique, Luis Fabiano l'a également connu en sélection. Appelé pour la première fois en 2003, il gagne la Copa America en 2004 avant de traverser un long tunnel de trois ans en équipe nationale sans la moindre convocation. Depuis l'arrivée de Dunga à la tête de la sélection auriverde, l'attaquant sévillan a su se montrer indispensable, inscrivant notamment sept buts en dix matches au cours de la campagne des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. De quoi l'installer durablement au côté de son pote Robinho lors de cette Coupe des Confédérations. Une compétition pour laquelle ses ambitions étaient doubles.
- "C'est une chance pour moi de prouver que je peux être le choix n°1", expliquait-il à la presse brésilienne avant les débuts de la Seleçao en Afrique du Sud. "Si le Brésil atteint la finale et que je joue les cinq matches, je pense qu'inscrire un but par match sera une bonne moyenne." L'intéressé est, avant la demi-finale contre l'Afrique du Sud, pile dans les temps puisqu'il a déjà trouvé les filets à trois reprises en trois matches. Pour comptabliser aujourd'hui 20 buts en 29 sélections, soit une moyenne de 0,69 but par match. Mieux que deux des plus grands noms du football brésilien, Ronaldo et Zico, dont les moyennes s'établissent respectivement à 0,64 et 0,68 but par match.
- "Mais, mes buts seront vains si le Brésil n'atteint pas la finale, ajoutait-il. Le plus important est de gagner la Coupe des Confédérations. Je ne veux pas être la belle histoire de l'équipe ou du tournoi, je veux simplement gagner." Et si ces deux ambitions se conjuguaient en Afrique du Sud, à un an d'une Coupe du monde dont il pourrait être l'une des têtes d'affiche ?
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