Lyon bute en attaque
Depuis trois jours et l'accord trouvé avec Porto pour le transfert de Lisandro Lopez, qui n'a pas encore signé, l'Olympique Lyonnais tente de convaincre André-Pierre Gignac et Loïc Rémy de le rejoindre. Mais les Gones se heurtent au refus catégorique de Toulouse et Nice, qui ne veulent pas lâcher leur attaquant. Pour combien de temps ?

André-Pierre Gignac veut venir à Lyon, ses dirigeants ne l'entendent pas de cette oreille. (Reuters) Malgré les 35 millions d'euros qu'il a rapportés, le départ précipité de Karim Benzema au Real Madrid a mis l'Olympique Lyonnais dans l'embarras. Déjà parce que l'international tricolore était, malgré ses vingt ans, un pilier du dispositif que Claude Puel comptait mettre en place en 2009-10. Mais aussi parce que recruter un seul joueur pour le remplacer ne suffit pas. N'en déplaise à Lisandro Lopez, dont la signature est encore attendue à Tola Vologe, trois jours après qu'un accord avec le FC Porto autour de 24 millions d'euros a été trouvé.
Qui épaulera l'Argentin en attaque la saison prochaine ? Cette question, les dirigeants rhodaniens se la répètent en boucle. Deux noms reviennent sans cesse: André-Pierre-Gignac et Loïc Rémy. Mais une seule réponse leur est donnée par les présidents de Toulouse et Nice: non ! Ce n'est pourtant pas faute d'insister. Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, est même un expert en la matière. Mais sa méthode pour le moins incisive de mettre les dirigeants adverses sous pression irrite. Et rend le refus inéluctable. Du moins pour l'instant. Ainsi Olivier Sadran, le président du TFC, a-t-il renvoyé dans les cordes son homologue rhodanien en lui signifiant qu'André-Pierre Gignac n'était pas à vendre. En tout cas pas maintenant.
Un discours repris par l'entraîneur toulousain, Alain Casanova, sur les ondes d'Europe 1: "Il est chez nous depuis deux ans. Il était en difficulté la première saison et il a fait une deuxième saison terrible. Il a fini meilleur buteur de L1 et est devenu international. Son contrat a été revalorisé. Le président a été clair. André-Pierre Gignac ne partira pas." Le message est identique à Nice, où Loïc Rémy est déclaré intransférable par Maurice Cohen, président du Gym. "On ne souhaite plus discuter ni de la venue d'Anthony Mounier ni du départ de Loïc Rémy, a-t-il assuré dans les colonnes de Nice-Matin. En concertation avec les actionnaires, on refuse ce transfert. On veut garder nos meilleurs joueurs et on ne reviendra plus dessus."
Le piège de la surenchère
Est-ce à dire que les "petits" clubs n'ont plus peur de l'ogre lyonnais et de ses euros souvent investis à outrance sur le marché des transferts français ? Sans doute. Mais le pouvoir d'attraction du septuple champion de France, même détrôné par Bordeaux en 2008-09, reste intact. André-Pierre Gignac l'a encore prouvé en déclarant ce vendredi matin dans L'Equipe qu'il envisageait d'aller à Lyon: "Pour moi, c'est le plus grand club de France, présent chaque année sur la scène européenne. J'ai vraiment envie d'essayer de jouer le titre, de jouer la Ligue des champions." Si l'ancien buteur de Lorient va au bras de fer, pas sûr que Toulouse puisse le retenir longtemps. Garder un joueur contre sa volonté n'a que rarement été bénéfique.
Le TFC et l'OGNC le savent. Et c'est peut-être pour cette raison qu'ils repoussent la moindre tentative d'approche de l'OL. Le joli chèque signé par le président merengue, Florentino Perez, qui sera en partie consommé dans le transfert de Lisandro Lopez, n'est pas passé inaperçu. En refusant les offres les unes après les autres, les clubs vendeurs espèrent sans doute une surenchère rhodanienne. Jean-Michel Aulas tombera-t-il dans un piège qu'il a lui-même tendu à l'OM en 2004, quand la vente de Didier Drogba à Chelsea avait engendré l'arrivée de Peguy Luydindula sur la Canebière pour 12 millions d'euros ? La question ne se pose pas en ces termes. Elle serait plutôt: Lyon a-t-il vraiment le choix ?

André-Pierre Gignac veut venir à Lyon, ses dirigeants ne l'entendent pas de cette oreille. (Reuters)
Qui épaulera l'Argentin en attaque la saison prochaine ? Cette question, les dirigeants rhodaniens se la répètent en boucle. Deux noms reviennent sans cesse: André-Pierre-Gignac et Loïc Rémy. Mais une seule réponse leur est donnée par les présidents de Toulouse et Nice: non ! Ce n'est pourtant pas faute d'insister. Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, est même un expert en la matière. Mais sa méthode pour le moins incisive de mettre les dirigeants adverses sous pression irrite. Et rend le refus inéluctable. Du moins pour l'instant. Ainsi Olivier Sadran, le président du TFC, a-t-il renvoyé dans les cordes son homologue rhodanien en lui signifiant qu'André-Pierre Gignac n'était pas à vendre. En tout cas pas maintenant.
Un discours repris par l'entraîneur toulousain, Alain Casanova, sur les ondes d'Europe 1: "Il est chez nous depuis deux ans. Il était en difficulté la première saison et il a fait une deuxième saison terrible. Il a fini meilleur buteur de L1 et est devenu international. Son contrat a été revalorisé. Le président a été clair. André-Pierre Gignac ne partira pas." Le message est identique à Nice, où Loïc Rémy est déclaré intransférable par Maurice Cohen, président du Gym. "On ne souhaite plus discuter ni de la venue d'Anthony Mounier ni du départ de Loïc Rémy, a-t-il assuré dans les colonnes de Nice-Matin. En concertation avec les actionnaires, on refuse ce transfert. On veut garder nos meilleurs joueurs et on ne reviendra plus dessus."
Le piège de la surenchère
Est-ce à dire que les "petits" clubs n'ont plus peur de l'ogre lyonnais et de ses euros souvent investis à outrance sur le marché des transferts français ? Sans doute. Mais le pouvoir d'attraction du septuple champion de France, même détrôné par Bordeaux en 2008-09, reste intact. André-Pierre Gignac l'a encore prouvé en déclarant ce vendredi matin dans L'Equipe qu'il envisageait d'aller à Lyon: "Pour moi, c'est le plus grand club de France, présent chaque année sur la scène européenne. J'ai vraiment envie d'essayer de jouer le titre, de jouer la Ligue des champions." Si l'ancien buteur de Lorient va au bras de fer, pas sûr que Toulouse puisse le retenir longtemps. Garder un joueur contre sa volonté n'a que rarement été bénéfique.
Le TFC et l'OGNC le savent. Et c'est peut-être pour cette raison qu'ils repoussent la moindre tentative d'approche de l'OL. Le joli chèque signé par le président merengue, Florentino Perez, qui sera en partie consommé dans le transfert de Lisandro Lopez, n'est pas passé inaperçu. En refusant les offres les unes après les autres, les clubs vendeurs espèrent sans doute une surenchère rhodanienne. Jean-Michel Aulas tombera-t-il dans un piège qu'il a lui-même tendu à l'OM en 2004, quand la vente de Didier Drogba à Chelsea avait engendré l'arrivée de Peguy Luydindula sur la Canebière pour 12 millions d'euros ? La question ne se pose pas en ces termes. Elle serait plutôt: Lyon a-t-il vraiment le choix ?
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