MU : le pari osé de Ferguson
23/07/2009 -
La vente de Cristiano Ronaldo a permis à Manchester United et à ses propriétaires de récupérer une faramineuse somme d’argent, et de réaliser une plus-value exceptionnelle : acheté 14 M€ au Sporting, il a été revendu 94 M€ au Real Madrid, soit presque 7 fois plus ! Mais si les Red Devils n’ont pas recruté de joueur du calibre de CR9, ce n’est en aucun cas parce que les propriétaires ont décidé de restreindre les dépenses, comme pourraient le croire les supporters du club mancunien.
En effet, un porte-parole de la famille Glazer, propriétaire du club, a mis les choses au clair, par l’intermédiaire de Skysports. Sir Alex Ferguson dispose d’une enveloppe de 70 M€ pour recruter cet été. Une somme assez confortable, mais qui pourtant n’a pas permis au coach des Diables Rouges de finaliser l’arrivée d’un poids lourd dans l’effectif. Pour le moment, les recrues mancuniennes de l’été s’appellent Mame Diouf, (qui arrivera en janvier), Gabriel Obertan, Antonio Valencia et Michael Owen, celui-ci ayant rejoint le club libre de tout contrat. Si la qualité de ces joueurs n’est absolument pas en cause, leur calibre est tout de même loin de celui de l’ancien numéro 7 de MU.
Si Ferguson avait en tête deux joueurs pour compenser le départ de son joueur portugais, à savoir Karim Benzema et Franck Ribéry, l’entraîneur mancunien a dû revoir ses plans. Benzema est parti à Madrid, et Ribery n’a que le Real en tête. Du coup, l’Écossais ne sait pour le moment sur qui miser. Ibrahimovic, Agüero, Eto’o, autant de joueurs que Sir Alex a, un temps, pensé à faire venir. Mais face à un effectif en place depuis très longtemps, et fort d’un vivier de jeunes talents qui ne demandent qu’à évoluer au plus haut niveau comme Macheda, Evans, Wellbeck ou encore Rafael, il se pourrait que Fergie cherche à instaurer un nouveau cycle à United. Et si tous ces jeunes venaient à avoir besoin d’un cador pour les encadrer, on pourrait finalement voir Manchester ouvrir son épaisse enveloppe pour faire quelques emplettes, une fois le marché redevenu un peu plus raisonnable.