Les sponsors, quelle galère...
La Ligue 1 vient de reprendre ses droits et certains clubs n'ont toujours pas de sponsors à arborer sur leur maillot. C'est le cas des promus Boulogne-sur-Mer et Montpellier. D'autres en ont un mais ne sont pas autorisés, pour le moment, à le faire apparaître comme Lyon et le PSG, associés à des sites de paris en ligne. Quand ce n'est pas le terrain qui sème la zizanie, le marketing s'y met...
Qui veut être sponsor de Thil et Boulogne-sur-Mer ? (Ouest-France) Alors que de la première division de district à la Ligue des Champions, la publicité s'affiche sans vergogne, quelques clubs avaient décidé jusqu'à il y a peu encore de porter un maillot immaculé. La Lazio Rome, l'Athletic Bilbao et le FC Barcelone faisaient figure d'équipes à part. Depuis, les deux premiers ont cédé aux sirènes du sponsoring, seul le Barça, qui a signé un partenariat avec Unicef, reste en dehors des clous. Si les clubs précédemment cités avaient volontairement choisi de se passer de sponsors, ce n'est pas le cas de Boulogne-sur-Mer, promu en Ligue 1 cette saison, qui cherche désespérément à mettre une marque sur son maillot. La crise aurait-elle fait une nouvelle victime ?
Pour attirer l'attention sur lui, le club nordiste a trouvé la parade, un joli coup de marketing qui pourrait lui permettre de décrocher un contrat dans les prochains jours. Pour le premier match de son histoire dans l'élite, l'USCBO s'est rendu à Rennes le week-end dernier avec un jeu de maillot portant la mention "Qui ?" bien visible sur le torse des joueurs. Montpellier, lui aussi promu en L1, n'a toujours pas de sponsor principal. Louis Nicollin, le président du club héraultais, en a profité pour se faire de la publicité. A l'occasion de la réception du PSG, les Montpelliérains portaient une tenue siglée "Groupe Nicollin". C'est mieux que rien...
Aulas: "Devant un tribunal européen, on aurait gain de cause"
Plus étonnant encore, le maillot lyonnais était vierge de tout sponsor sur la pelouse du Mans. Pourtant, lors des saisons précédentes, la tunique des septuples champions de France ressemblait plus à des panneaux publicitaires à l'entrée de zones commerciales qu'à un maillot de football. Et là, d'un coup, plus rien. La raison ? Le sponsor principal de l'OL se nomme Betclic, site de paris en ligne. Or, ce type de sponsoring ne sera autorisé en France qu'à partir de 2010. Jean-Michel Aulas, le président du club, a bien tenté d'obtenir une dérogation, en vain. "Malheureusement notre partenaire Betclic est victime de ségrégation qui retombe sur l'Olympique Lyonnais puisque le gouvernement nous empêche de jouer avec ce maillot. Tous les autres grands pays européens peuvent avoir accès à ces sponsors de sociétés de paris en ligne et on pensait que les clubs français ne seraient pas pénalisés une année de plus", a-t-il expliqué sur le site officiel des Gones.
Lors de la préparation d'avant-saison, l'OL avait participé à la Peace Cup en Espagne, où la publicité pour les sites de paris en ligne est légale. Les hommes de Claude Puel affichaient donc un maillot portant la mention Betclic. Idem pour le PSG qui s'est rendu en Angleterre pour prendre part à l'Emirates Cup. Le nom d'Unibet, deuxième partenaire financier du club de la capitale après Fly Emirates, apparaissait dans le dos. "Cette législation prive les clubs français, et pas uniquement Lyon, non seulement de sponsors qui seraient prêts à s'investir sur le championnat français, mais aussi sur la Coupe d'Europe. Et Betclic, qui est un investisseur français dans ce domaine du jeu, se trouve pénalisé, avec les clubs qui l'accompagnent, de manière tout à fait anormale. L'équité devrait nous permettre d'avoir le droit d'afficher le nom Betclic, car je pense que devant un tribunal européen on aurait gain de cause immédiatement", a renchéri Aulas.
Au final, la première journée de Ligue 1 a donné lieu à un défilé étrange, entre maillot sans sponsor, maillot avec publicité maison ou bien maillot de rechange, en plus sans sponsor (c'était le cas de Nancy qui s'est présenté à Valenciennes avec un jeu de maillot trop ressemblant à celui des Nordistes). Tout cela ne fait pas très sérieux...
Qui veut être sponsor de Thil et Boulogne-sur-Mer ? (Ouest-France)
Pour attirer l'attention sur lui, le club nordiste a trouvé la parade, un joli coup de marketing qui pourrait lui permettre de décrocher un contrat dans les prochains jours. Pour le premier match de son histoire dans l'élite, l'USCBO s'est rendu à Rennes le week-end dernier avec un jeu de maillot portant la mention "Qui ?" bien visible sur le torse des joueurs. Montpellier, lui aussi promu en L1, n'a toujours pas de sponsor principal. Louis Nicollin, le président du club héraultais, en a profité pour se faire de la publicité. A l'occasion de la réception du PSG, les Montpelliérains portaient une tenue siglée "Groupe Nicollin". C'est mieux que rien...
Aulas: "Devant un tribunal européen, on aurait gain de cause"
Plus étonnant encore, le maillot lyonnais était vierge de tout sponsor sur la pelouse du Mans. Pourtant, lors des saisons précédentes, la tunique des septuples champions de France ressemblait plus à des panneaux publicitaires à l'entrée de zones commerciales qu'à un maillot de football. Et là, d'un coup, plus rien. La raison ? Le sponsor principal de l'OL se nomme Betclic, site de paris en ligne. Or, ce type de sponsoring ne sera autorisé en France qu'à partir de 2010. Jean-Michel Aulas, le président du club, a bien tenté d'obtenir une dérogation, en vain. "Malheureusement notre partenaire Betclic est victime de ségrégation qui retombe sur l'Olympique Lyonnais puisque le gouvernement nous empêche de jouer avec ce maillot. Tous les autres grands pays européens peuvent avoir accès à ces sponsors de sociétés de paris en ligne et on pensait que les clubs français ne seraient pas pénalisés une année de plus", a-t-il expliqué sur le site officiel des Gones.
Lors de la préparation d'avant-saison, l'OL avait participé à la Peace Cup en Espagne, où la publicité pour les sites de paris en ligne est légale. Les hommes de Claude Puel affichaient donc un maillot portant la mention Betclic. Idem pour le PSG qui s'est rendu en Angleterre pour prendre part à l'Emirates Cup. Le nom d'Unibet, deuxième partenaire financier du club de la capitale après Fly Emirates, apparaissait dans le dos. "Cette législation prive les clubs français, et pas uniquement Lyon, non seulement de sponsors qui seraient prêts à s'investir sur le championnat français, mais aussi sur la Coupe d'Europe. Et Betclic, qui est un investisseur français dans ce domaine du jeu, se trouve pénalisé, avec les clubs qui l'accompagnent, de manière tout à fait anormale. L'équité devrait nous permettre d'avoir le droit d'afficher le nom Betclic, car je pense que devant un tribunal européen on aurait gain de cause immédiatement", a renchéri Aulas.
Au final, la première journée de Ligue 1 a donné lieu à un défilé étrange, entre maillot sans sponsor, maillot avec publicité maison ou bien maillot de rechange, en plus sans sponsor (c'était le cas de Nancy qui s'est présenté à Valenciennes avec un jeu de maillot trop ressemblant à celui des Nordistes). Tout cela ne fait pas très sérieux...
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