Domenech: "Vieira n'a pas fini"
C'est ce jeudi en début d'après-midi que Raymond Domenech a communiqué la liste des 23 joueurs appelés à affronter la Roumanie puis la Serbie les 5 et 9 septembre dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Une liste qui comporte un grand absent, Patrick Vieira, que le sélectionneur estime trop juste. En revanche, Franck Ribéry, pourtant lui aussi en manque de compétition, sera bien là...

Domenech se passe encore de Vieira.
Raymond, pouvez-vous commenter l'absence de Patrick Vieira ?
Oui, c'est ce que j'ai dit la dernière fois: sa situation pour le moment en club est la même qu'il y a une quinzaine de jours, il n'a pas joué de match entier (il a disputé la première mi-temps entre l'Inter Milan et Bari dimanche dernier, ndlr), Pat a besoin de jouer, il faut qu'il joue des matches, on espère tous qu'il reviendra au plus haut niveau le plus vite possible pour son club et pour l'équipe de France.
Pourtant, Franck Ribéry, qui a encore moins joué, est dans la liste, pourquoi ?
Ce sont deux postes différents, deux statuts différents, deux morphologies différentes. Il y a des gens qui ont besoin de jouer, d'autres, à la limite s'ils ne jouent pas trop, je dirais que ça m'arrange.
Se dirige-t-on vers la fin de carrière en Bleu de Patrick Vieira ?
Non, pas du tout, c'est vous qui le dites. Moi, j'ai toujours espoir que Pat revienne à son niveau, il n'a pas fini, il est en train de revenir petit à petit, c'est un peu court à l'heure actuelle, mais j'espère qu'il reviendra au plus vite.
Avez-vous parlé avec lui de sa situation ?
On en parle souvent, on en a parlé quelques fois, mais la situation est la même. Ce qui compte, c'est qu'on a un match contre la Roumanie important, il y a 23 joueurs qui vont peut-être permettre à d'autres de revenir à un autre moment pour la qualification et pour la participation à la Coupe du monde. Il est temps de s'occuper de ceux qui sont présents.
"J'aurais préféré être président de la République"
N'êtes-vous pas inquiet de la capacité de Franck Ribéry d'enchaîner deux matches et êtes-vous rassuré pour Thierry Henry qui a joué le week-end dernier ?
Je ne suis jamais inquiet sur l'envie de Franck de participer à des matches, on est plutôt avec lui dans le registre de l'empêcher d'en faire trop et trop vite, c'est plus dans ce registre que je suis inquiet. Car sur son envie et sa capacité, je n'ai aucun doute. On va commencer par le premier match contre la Roumanie, on verra combien de temps il fera, il peut très bien jouer un match samedi avec le Bayern, après on gèrera un joueur en fonction de son état, de ses capacités et des deux matches qui nous attendent, je n'ai pas de préjugés de ce côté-là. Titi aussi revient, ses problèmes de tendon sont en train de s'estomper, j'ai vu son dernier match, 75 minutes contrer Bilbao, il est mieux, je suis rassuré à ce niveau-là.
Franck Ribéry préfère jouer à gauche, vous l'utilisez plus à droite, allez-vous en discuter ?
Les joueurs ont le droit d'avoir des exigences. Moi, j'aurais préféré être président de la République, je suis sélectionneur national. Le collectif est important. Quand on joue à chaque fois un match décisif en équipe de France, ce qui compte ce n'est pas le désir personnel d'un joueur, c'est le collectif et l'équilibre d'une équipe.
Dans quel rôle pensez-vous qu'Abou Diaby doit se fixer ?
Ce n'est pas à moi de juger du rôle dans lequel il va se fixer. L'avantage d'une sélection, c'est d'avoir des joueurs comme ça qui, dans leur club, jouent à tous les postes, ça a un bon côté, ça donne des solutions. Après, à lui de se fixer, à son entraîneur de le positionner à un endroit ou à un autre, mais ce sont ses qualités de base qui sont intéressantes, après les circonstances du match feront que...
Pourquoi êtes-vous allé voir Karim Benzema lundi à Madrid ? Pour dissiper des malentendus ?
Parce que c'est le métier du sélectionneur. J'ai vu hier que le sélectionneur roumain a fait le tour de ses internationaux, ça me paraît logique, c'est le métier d'aller voir les uns et les autres, ça m'arrive assez souvent d'aller voir des matches, d'abord parce que c'est ce que j'aime faire, ensuite c'est mon métier, ça permet de voir les joueurs dans des conditions différentes, de discuter avec eux. Les voir en match dans leur contexte, c'est intéressant.
Mais avec Karim Benzema, c'était particulier, non ?
J'en ai vu d'autres, des joueurs, avec qui j'ai discuté. C'est pour leur faire sentir qu'on croit en eux, qu'on a besoin d'eux, que l'équipe de France a besoin de joueurs de talent, qu'ils en font partie. Il y a la Coupe du monde qui arrive, tout le monde doit se sentir concerné, c'est important de renforcer leur positionnement par rapport à l'équipe de France, tous les sélectionneurs fonctionnent comme ça. C'est une relation qu'on crée avec les joueurs qui font qu'ils vont s'investir plus ou moins en fonction de ce qu'ils pensent, c'est bien de discuter avec eux de temps en temps, avec tous.
"Concentré, déterminé, impatient"
Est-ce important pour vous de disposer d'un Andrè-Pierre Gignac en pleine forme ?
C'est important d'avoir beaucoup de joueurs de haut niveau, talentueux. J'aime bien quand vous me parlez d'André-Pierre, je rappelle toujours que lors de son premier match, face au PSG avec Lorient, j'avais dit que j'avais vu un joueur de talent. Finalement, j'arrive à voir des trucs de temps en temps ! J'espère qu'il continuera à montrer ce qu'il montre et qu'on aura une concurrence à des postes où il y a beaucoup de monde, c'est bien, qu'il continue comme ça...
Où le situez-vous dans la hiérarchie des attaquants ?
Je n'ai pas de hiérarchie, il y a des attaquants, il y a des circonstances et des périodes qui font qu'il y en a qui jouent et d'autres qui attendent et joueront le coup d'après, ou qui rentreront. La notion de groupe est capitale, on sait que les attaquants, c'est plus souvent ceux qu'on change que les défenseurs. Ce qu'on demande, c'est que chacun ait un investissement maximum le temps qu'il joue, et que celui qui rentre ait la même chose, même un peu plus, pour montrer que, la fois d'après, c'est lui qui doit jouer. C'est cette concurrence très saine qui fait les grandes équipes.
Dans quel état d'esprit abordez-vous ce double rendez-vous décisif ?
J'aborde toujours les matches de l'équipe de France de la même manière, concentré, déterminé, impatient de voir l'équipe, de jouer, d'avancer dans cette qualification à la Coupe du monde. On va faire un match, plus un derrière où il faudra être performant, et tout ce que je pense est orienté vers l'efficacité maximum, ce qu'on peut faire pour que cette équipe gagne ses matches.
Vous avez pris Gaël Clichy et Patrice Evra en plus d'Eric Abidal, cela signifie-t-il que ce dernier est définitivement un défenseur central à vos yeux ?
Il est une option en tant que défenseur central, oui, il peut aussi jouer à gauche et il y a deux matches. Il faut imaginer toutes les options, toutes les possibilités, tout ce qui peut arriver dans un match, donc on essaie de trouver des solutions, il y a des joueurs polyvalents qui sont un bonheur pour les sélectionneurs, il en fait partie.

Domenech se passe encore de Vieira.
Oui, c'est ce que j'ai dit la dernière fois: sa situation pour le moment en club est la même qu'il y a une quinzaine de jours, il n'a pas joué de match entier (il a disputé la première mi-temps entre l'Inter Milan et Bari dimanche dernier, ndlr), Pat a besoin de jouer, il faut qu'il joue des matches, on espère tous qu'il reviendra au plus haut niveau le plus vite possible pour son club et pour l'équipe de France.
Pourtant, Franck Ribéry, qui a encore moins joué, est dans la liste, pourquoi ?
Ce sont deux postes différents, deux statuts différents, deux morphologies différentes. Il y a des gens qui ont besoin de jouer, d'autres, à la limite s'ils ne jouent pas trop, je dirais que ça m'arrange.
Se dirige-t-on vers la fin de carrière en Bleu de Patrick Vieira ?
Non, pas du tout, c'est vous qui le dites. Moi, j'ai toujours espoir que Pat revienne à son niveau, il n'a pas fini, il est en train de revenir petit à petit, c'est un peu court à l'heure actuelle, mais j'espère qu'il reviendra au plus vite.
Avez-vous parlé avec lui de sa situation ?
On en parle souvent, on en a parlé quelques fois, mais la situation est la même. Ce qui compte, c'est qu'on a un match contre la Roumanie important, il y a 23 joueurs qui vont peut-être permettre à d'autres de revenir à un autre moment pour la qualification et pour la participation à la Coupe du monde. Il est temps de s'occuper de ceux qui sont présents.
"J'aurais préféré être président de la République"
N'êtes-vous pas inquiet de la capacité de Franck Ribéry d'enchaîner deux matches et êtes-vous rassuré pour Thierry Henry qui a joué le week-end dernier ?
Je ne suis jamais inquiet sur l'envie de Franck de participer à des matches, on est plutôt avec lui dans le registre de l'empêcher d'en faire trop et trop vite, c'est plus dans ce registre que je suis inquiet. Car sur son envie et sa capacité, je n'ai aucun doute. On va commencer par le premier match contre la Roumanie, on verra combien de temps il fera, il peut très bien jouer un match samedi avec le Bayern, après on gèrera un joueur en fonction de son état, de ses capacités et des deux matches qui nous attendent, je n'ai pas de préjugés de ce côté-là. Titi aussi revient, ses problèmes de tendon sont en train de s'estomper, j'ai vu son dernier match, 75 minutes contrer Bilbao, il est mieux, je suis rassuré à ce niveau-là.
Franck Ribéry préfère jouer à gauche, vous l'utilisez plus à droite, allez-vous en discuter ?
Les joueurs ont le droit d'avoir des exigences. Moi, j'aurais préféré être président de la République, je suis sélectionneur national. Le collectif est important. Quand on joue à chaque fois un match décisif en équipe de France, ce qui compte ce n'est pas le désir personnel d'un joueur, c'est le collectif et l'équilibre d'une équipe.
Dans quel rôle pensez-vous qu'Abou Diaby doit se fixer ?
Ce n'est pas à moi de juger du rôle dans lequel il va se fixer. L'avantage d'une sélection, c'est d'avoir des joueurs comme ça qui, dans leur club, jouent à tous les postes, ça a un bon côté, ça donne des solutions. Après, à lui de se fixer, à son entraîneur de le positionner à un endroit ou à un autre, mais ce sont ses qualités de base qui sont intéressantes, après les circonstances du match feront que...
Pourquoi êtes-vous allé voir Karim Benzema lundi à Madrid ? Pour dissiper des malentendus ?
Parce que c'est le métier du sélectionneur. J'ai vu hier que le sélectionneur roumain a fait le tour de ses internationaux, ça me paraît logique, c'est le métier d'aller voir les uns et les autres, ça m'arrive assez souvent d'aller voir des matches, d'abord parce que c'est ce que j'aime faire, ensuite c'est mon métier, ça permet de voir les joueurs dans des conditions différentes, de discuter avec eux. Les voir en match dans leur contexte, c'est intéressant.
Mais avec Karim Benzema, c'était particulier, non ?
J'en ai vu d'autres, des joueurs, avec qui j'ai discuté. C'est pour leur faire sentir qu'on croit en eux, qu'on a besoin d'eux, que l'équipe de France a besoin de joueurs de talent, qu'ils en font partie. Il y a la Coupe du monde qui arrive, tout le monde doit se sentir concerné, c'est important de renforcer leur positionnement par rapport à l'équipe de France, tous les sélectionneurs fonctionnent comme ça. C'est une relation qu'on crée avec les joueurs qui font qu'ils vont s'investir plus ou moins en fonction de ce qu'ils pensent, c'est bien de discuter avec eux de temps en temps, avec tous.
"Concentré, déterminé, impatient"
Est-ce important pour vous de disposer d'un Andrè-Pierre Gignac en pleine forme ?
C'est important d'avoir beaucoup de joueurs de haut niveau, talentueux. J'aime bien quand vous me parlez d'André-Pierre, je rappelle toujours que lors de son premier match, face au PSG avec Lorient, j'avais dit que j'avais vu un joueur de talent. Finalement, j'arrive à voir des trucs de temps en temps ! J'espère qu'il continuera à montrer ce qu'il montre et qu'on aura une concurrence à des postes où il y a beaucoup de monde, c'est bien, qu'il continue comme ça...
Où le situez-vous dans la hiérarchie des attaquants ?
Je n'ai pas de hiérarchie, il y a des attaquants, il y a des circonstances et des périodes qui font qu'il y en a qui jouent et d'autres qui attendent et joueront le coup d'après, ou qui rentreront. La notion de groupe est capitale, on sait que les attaquants, c'est plus souvent ceux qu'on change que les défenseurs. Ce qu'on demande, c'est que chacun ait un investissement maximum le temps qu'il joue, et que celui qui rentre ait la même chose, même un peu plus, pour montrer que, la fois d'après, c'est lui qui doit jouer. C'est cette concurrence très saine qui fait les grandes équipes.
Dans quel état d'esprit abordez-vous ce double rendez-vous décisif ?
J'aborde toujours les matches de l'équipe de France de la même manière, concentré, déterminé, impatient de voir l'équipe, de jouer, d'avancer dans cette qualification à la Coupe du monde. On va faire un match, plus un derrière où il faudra être performant, et tout ce que je pense est orienté vers l'efficacité maximum, ce qu'on peut faire pour que cette équipe gagne ses matches.
Vous avez pris Gaël Clichy et Patrice Evra en plus d'Eric Abidal, cela signifie-t-il que ce dernier est définitivement un défenseur central à vos yeux ?
Il est une option en tant que défenseur central, oui, il peut aussi jouer à gauche et il y a deux matches. Il faut imaginer toutes les options, toutes les possibilités, tout ce qui peut arriver dans un match, donc on essaie de trouver des solutions, il y a des joueurs polyvalents qui sont un bonheur pour les sélectionneurs, il en fait partie.
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